Fatou est une jeune fille passionnée par le travail. Elle est volontaire à Hahatay et maintenant la responsable de la Bibliothèque. 

 

Pour elle, il faut repartir à la base. Elle dit avoir fait une étude profonde dans le cadre de l’éducation au niveau de Gandiol et surtout du côté des filles qui est parfois plus ou moins « insignifiante ». Elle a laissé tôt l’école et elle ne veut pas que ce qui lui arrive, arrive aussi aux autres filles. Sur ce elle initie une activité pédagogique qui rentre dans le cadre de renforcement du niveau d’étude des élèves.

 

Cet activité se déroule toutes les semaines, Mardi et Jeudi, dans les locaux de la Bibliothèque Révolutionnaire « JOKKO ». Elle regroupe plus d’une trentaine d’élèves qui sont en classe d’examen et la plus part sont des jeunes filles. Ils se regroupent les soirs, après l’école, pour traiter des exercices et étudier des textes. Ce qui est plus original dans tout ça est que ce sont les enfants eux-mêmes qui choisissent les genres d’exercices qu’ils veulent traiter. Ce choix leur permet d’être beaucoup plus sûrs d’eux.

 

Avant ces activités, le niveau était plus ou moins stable. Mais depuis qu’on a commencé ces sessions, dit Fatou Diagne, le taux de réussite est encore plus important. Ces informations sont recueillies auprès de leur directeur qui dit que ça a beaucoup contribué à leur développement personnel et renforcé leur niveau d’étude. Et pour Fatou Diagne, c’est une totale satisfaction de voir que l’arbre commence à porter ses fruits. Maintenant ils s’en sortent bien au moment des examens et évaluations.

 

Ce n’est pas chose facile, selon elle, de gérer ces enfants. Sinon il y’a une parfaite harmonie et elle s’entend bien avec eux. Il n’y a pas cet esprit de supériorité ou de professeur mais on est comme une famille. Je les écoute et j’essaye de les comprendre. Je pense que pour qu’il y ait une éducation de qualité, il faut penser à encadrer les enfants et à les assister. Je continuerai à faire ces études tant que je le pourrai.

 

Le Centre Culturel Aminata est dans ce sillage de participer à la perfection de l’éducation au niveau de Gandiol et pour se faire, il faut retourner à la base. Fatou Diagne, jeune fille, a vite compris ceci et se met déjà à se donner le maximum pour participer à cet édifice.





Cet article a été produit dans le cadre des activités du projet "Communication et culture pour l'autonomisation des femmes et des jeunes depuis le Centre Culturel Sunu Xarit Aminata à Gandiol, Sénégal"   réalisé par Hahatay, en collaboration avec KCD ONGD et financé par la Mairie de Bilbao.

Le Bilan des sessions de formation.

Une formation en entrepreneuriat Féminin a été faite au Centre Culturel Aminata pendant plusieurs jours. Cette formation s’inscrit dans le cadre du renforcement de la gestion d’entreprise, de marketing... Pendant chaque session, 20 femmes venues de différents villages sont choisies pour y participer. 

 

Les femmes de Gandiol entreprennent sur beaucoup de choses. Elles créent et essaye d’avancer. Mais dans toute entreprise il est nécessaire d’avoir des techniques pour mieux vendre son produit. Cette capacitation les permet de comprendre les réalités du marché et de pouvoir concurrencer. 

 

De surcroît, cette dite formation leur permet aussi de connaître les règles d’hygiène. Toutes les femmes se donnaient à fond et ne rataient aucune séance. Pour elles, il n’y a rien de plus important que d’avoir une connaissance sur ce que l’on fait.


 

Ainsi, à la fin de la formation, les femmes qui en bénéficiaient se sont réunies à la Salle Polyvalente du Centre Culturel Aminata pour discuter sur la nécessité et l’impact du dit projet. Cette rencontre s’est fait sur la présence de Mme. Nicole Bouchou et Michèle Rivayrol de l’ASSA (Action Santé Solidarité Afrique.) Elles ont fait ensemble le bilan général du projet et discuter sur le fonctionnement des GIE. L’impact que ces formations de taille ont créé, les a poussées à dresser une feuille de route qui leur permettra, dans un avenir plus ou moins proche, de mettre en place un autre projet dans le domaine de l’aménagement des sites de transformation en collaboration avec ASSA.

« La femme est destinée à être le pilier du développement et non à être un simple objet. »









Cet article a été produit dans le cadre des activités du projet "Communication et culture pour l'autonomisation des femmes et des jeunes depuis le Centre Culturel Sunu Xarit Aminata à Gandiol, Sénégal"   réalisé par Hahatay, en collaboration avec KCD ONGD et financé par la Mairie de Bilbao.

Rallier Ceuta à la nage, Sani, ce jeune garçon camerounais, nous raconte son aventure.

 

“Avant de commencer, je vous rappelle que je ne suis pas venu ici pour sensibiliser qui que ce soit. Je suis venu pour vous raconter la réalité de l’Europe.”

 

Il a commencé avec la baisse puis il la relève pour parler à l’assistance : « C’est complexe quand ce moment arrive. Puisqu’il s’agit de se rappeler de tout, même des choses qui n’étaient pas bonnes en ces moments.

J’ai fait deux ans pour arriver à Ceuta. Et le contexte de mon départ n’était pas d’ordre financier. J’ai eu la chance de naître dans une famille où il ne me manquait absolument rien. Je ne le dis pas pour montrer une grandeur mais pour chasser ces préjugés que les européens et les occidentaux ont sur nous une fois dans leur pays.

 

Je faisais mes études au Cameroun. Et pour plus de découvertes, j’ai demandé une bourse d’étude pour aller étudier au Canada. Je n’avais jamais eu une image idéale de l’Europe ni de l’Occident. Et quand j’étais sur le point de faire le voyage, on nous a demandé cinq (5) milles euros question de nous faire un chantage. On a convoqué une réunion familiale pour voir les possibilités, alors j’ai décidé à cet instant de ne plus y aller et de continuer mes études au Cameroun. Parce que je voulais dans tous les cas être utile à mon pays.

 

Quand je suis sorti du Cameroun, ce n’était pas pour aller en Espagne. Une fois le départ pris, je suis atterri au Nigéria. Le premier jour, j’ai passé la nuit dans une gare. Au réveil, j’ai vécu un moment difficile, je me suis rendu compte qu’on m’avait tout volé, mes chaussures, sacs... Et c’était à cet instant où les choses commençaient vraiment à avoir une nouvelle tournure, très compliquer. Alors j’ai décidé de retourner au pays. Mais après un moment de réflexion je me suis dit que ce serait absurde de renoncer à mes rêves et pour s’en sortir j’ai commencé à travailler dans les champs.

 

Après avoir collecté une petite somme, j’ai quitté le Nigéria et j’ai traversé le désert pour arriver en Algérie, avec beaucoup de risques. Une fois arrivé là-bas, je me suis rendu compte que j’étais différent, trop de racisme. On dormait, parce que je n’étais pas seul, dans des tuyaux. Avoir ces conditions désastreuses, on a décidé de cheminer vers le Maroc. Une fois là-bas on a découvert qu’il y avait des voies pour entrer en Espagne.

 

Arrivés aux barrières de Ceuta, il y avait des sortes de lames qui amputer les parties de corps des personnes qui tentaient d’y accéder. Alors j’ai décidé d’entrer en Espagne à la nage avec trois tentatives qui ont échoué. Les marocains nous jetaient des pierres et taper. Se réveillent dans un hôpital, je suis arrivé inconscient en Espagne. Et c’était en Décembre 2011. Je ne savais pas parler espagnol en ce moment et c’était très frustrant pour moi. 

 

Deux années de voyage où j’ai tout perdu, la dignité humaine, le goût de la vie... Des personnes nous rapprochaient pour nous parler et on commençait à ravoir la dignité et l’espoir. Après quatre (4) mois, je suis devenu bénévole à Elin, et je commençais à donner des cours d’espagnole. C’était très bizarre pour moi parce j’avais la sensation de passé d’une personne qui reçoit à une personne qui donne. Avoir quelques mois, on nous a amené dans une cellule de déportation. On était huit (8) par cellule. On vivait dans des conditions difficiles et nos lendemains étaient incertains. Je voulais rentrer dans mon pays en ce moment parce que je n’en pouvais plus des tortures.”

 

Il nous a regardé comme pour lancer un message. “ Je suis rentré dans votre pays de manière illégale mais j’ai ma dignité. Je disais à ces gardes que je voulais étudier mais ils me disaient que c’était impossible puisque je n’avais pas de papiers. Y’a personne qui vient dans ce pays comme tu l’as fait et réussi à étudier. Ça me choquait parce que ça venait de quelqu’un qui est censé être là pour l’intégration des émigrés. Moi et Paula de Elin, on était en contact permanent. 

 

Les émigrés nous appellent pour nous dire que l’Europe c’est cool, c’est la belle vie mais ce n’est pas la vérité. J’ai passé trois mois à dormir dans la rue. Je chercher en vain des ONG pour étudier. Mais je n’ai pas baissé les bras. Je suis allé dans un lycée on me disait chaque fois que c’était impossible puisque je n’avais pas de papier. J’y allais chaque fois jusqu’à un jour où le directeur m’a appelé et a accepté ma demande mais il dit que mon nom ne peut pas être enregistré dans la base de données et que je devais recommencer parce que les études que j’avais fait auparavant ne valaient rien dans ce pays. Malgré tout j’ai fait le brevet et j’ai réussi. Les études sont plus compliquées en Afrique qu’en Europe. Je continuais mes études mais je n’avais pas de situation stable. Je savais qu’en ce moment je devais me créer des relations pour m’en sortir. J’ai décidé de donner des cours d’anglais et de français gratuitement. 

C’est là où j’ai connu une Française, on se parlait très souvent. Un jour elle m’a aperçu dans la rue et m’a demandé ce que je faisais là-bas. Elle était sous le choc. Je lui ai dit que c’est ici que je dorme, qu’elle ne devait pas se faire des soucis pour moi j’en ai l’habitude. Elle m’a invité chez, je lui ai dit non, qu’elle devait en parlait d’abord à sa famille pour qu’il n’y ait pas de complication.

 

Un jour, y a un lieu où les sans domiciles et immigrés se lavent et moi je prenais mon bain là-bas, son fils m’a invité de prendre le bain chez eux. J’ai accepté et une fois fini de me laver, j’ai franchi la porte de la salle de bain avec une serviette pour m’essuyer les cheveux, j’ai vu un tas de décorations de toutes sortes. Ils m’ont dit tous ensemble, bienvenu dans ta toute nouvelle famille. La femme m’a dit une phrase qui m’a marqué et que toute personne digne de ce nom devait faire une devise : “Là où trois mangent, quatre peuvent y manger.” Avec cette nouvelle vie, j’ai fait une formation professionnelle et une fois fini, j’ai fait des études en relations internationales.

 

Moi je racontais toujours la réalité à ma famille. Y’a des gens qui sont en Europe et qui ont honte de dire qu’ils dorment dans les rues. Il faut raconter la réalité parce que nous sommes des ambassadeurs de l’Afrique. Quand tu ne racontes pas les réalités, tu mets la pression à ceux qui sont restés là-bas. Si tu mets une photo de toi dans les beaux endroits de l’Europe, sur les réseaux sociaux, si quelqu’un emprunte la Méditerranée, dis-toi que tu es entièrement responsable.”

 

Et il a terminé son histoire par ces quelques mots : “La lutte pour développer l’Afrique, ce n’est pas les jeunes qui sont en Europe qui vont le faire, sinon nous-mêmes qui sommes là en Afrique. Il ne faut pas qu’on se lave les mains de ça.”

 

Le Centre Culturel essaye, depuis sa création de lutter contre l’émigration irrégulière en offrant aux jeunes, des possibilités rémunérées.






Cet article a été produit dans le cadre des activités du projet "Communication et culture pour l'autonomisation des femmes et des jeunes depuis le Centre Culturel Sunu Xarit Aminata à Gandiol, Sénégal"   réalisé par Hahatay, en collaboration avec KCD ONGD et financé par la Mairie de Bilbao.

Le studio SENEGANIM, avec la facilitation du directeur, a formé 9 jeunes de Gandiol et étant membre de l’ONG Hahatay, en métier audiovisuel. La cohorte des participants était composée de 6 filles et de 3 garçons.

Cette formation est faite dans le cadre de l’autonomisation des Jeunes et des Femmes. On veut donner aux jeunes des responsabilités après être formés.

Au cours des 15 sessions, les participants ont vu tas de choses qui ont rapport avec la vidéo. Il y a pendant les premiers jours, la théorie de la vidéo, c’est-à-dire les préalables. Par la suite, ils ont vu les différents plans et les techniques de montage. Pour enfin voir comment rédiger un scénario et tourner des films, reportages, films, documentaires...

 

Le formateur, Hamidou Sow, a dit être satisfait et confiant du travail abattu. Qu’au cours de toutes les séances, sans exception aucune, les participant-e-s ont fait preuve d’engagement, de persévérance et de ténacité. Qu’il a été séduit par l’exploit qu’ils ont eu à faire. De l’autre côté, les participants se disent être prêts à tourner n’importe quel genre de film. Et qu’au cours de la formation ils ont été respectueux et rigoureux.

 

A la fin de la Formation et pour terminer en beauté, les participants ont fait le montage des deux documentaires : « Un jeune passionné de Football et Jigeen Ju Jokk ». Le rendez-vous est donné, pour visionner les réalisations, au moment du Festival Taaru Gandiol.

Seul le travail paye.

Merci au Directeur de SENEGANIM et formateur pour ce beau travail.

Gandiol a ses Techniciens en Audiovisuel.

 

Le centre Culturel veut permettre à bon de jeunes d’être autonomes en les offrant des cours de formation dans différents domaines. C’est aussi un prétexte de les responsabiliser en étant jeune.




Cet article a été produit dans le cadre des activités du projet "Communication et culture pour l'autonomisation des femmes et des jeunes depuis le Centre Culturel Sunu Xarit Aminata à Gandiol, Sénégal"   réalisé par Hahatay, en collaboration avec KCD ONGD et financé par la Mairie de Bilbao.



Sani, un jeune camerounais qui, comme beaucoup de personnes (Africains), a rallié l’Europe grâce à la nage, nous raconte :

« Aux termes de l’article 13 de la déclaration universelle des droits de l’homme, chacun est libre de circuler et d’aller là où il veut. Entendre par là que tout le monde a le droit de voyager. Mais on se rendra compte que les droits humains n’appartiennent qu’à une partie minoritaire de quelques pays du monde. Si ce sont les Africains qui veulent voyager, c’est toute une difficulté qui s’impose et c’est carrément le contraire pour les Européens.

 

En Afrique, il y a un manque d’une base éducative qui serait prometteuse. Après les études quelles sont les finalités ? Que peut-on vraiment faire ? C’est de là que commencent les tentatives d’émigration.

 

L’Afrique est complètement méconnue de l’Europe et ça s’est fait grâce au système selon lequel l’Afrique ne doit pas être connue. Cependant, c’est à nous de montrer aux Européens la vraie face de l’Afrique. Leur montrer que ce qu’ils pensent de l’Afrique n’est pas la réalité en tant que tel. Leur faire comprendre qu’on n’est pas hanté par cette volonté de vouloir migrer à tout prix. Le but des Africains n’est pas de venir en Europe, au contraire, on a juste besoin qu’on nous facilite cette voie d’intégration. C’est à nous de changer l’image que l’on a vis-à-vis de l’Afrique parce que ce n’est pas ça nos réalités. L’Afrique a juste besoin que l’Europe la laisse en paix.

 

Nous devons d’une façon ou d’une autre participer au bon fonctionnement de la société sans xénophobie. Une société diverse c’est ce qui serait la plus belle à avoir. Chaque fois des millions de jeunes africains périssent en mer en voulant aller chercher, en vain, « des conditions de vie meilleures ». La route des pirogues (la routa de las Cayucos) a ôté la vie à beaucoup de nos enfants.

 

L’Europe a mis en place plusieurs outils pour sécuriser ses frontières, surveiller la mer en permanence. Mais on doit se poser une question qui devrait interpeller le monde entier. Avec tout le contrôle mis en place, comment peut-on expliquer le fait que les gens continuent de mourir en mer ? Si c’était des Européens qui mourraient en mer la réalité allait être différente. Le monde doit beaucoup à l’Afrique. Et on est continuellement torturé psychologiquement.

 

Le nombre de personnes qui ont perdu leur vie est inconnu, sinon on se limite juste à donner des chiffres qui sont loin d’être la réalité. On voit seulement ces chiffres, mais derrière ceux-ci, il y a des vies, des familles, des histoires... On doit dire les choses telles qu’elles sont. On ne doit pas être des vendeurs d’illusions. Le cœur de l’humanité est en train de se transformer en pierre. Il n’y aura jamais de chiffres exacts de morts et parfois on a tendance à oublier ceux qui périssent dans le désert. Il faut qu’on ose dire la vérité parce que l’histoire on la connaît.

 

Il y a des pays africains qui accueillent beaucoup plus de réfugiés que l’Europe. 

Il faut qu’il y ait un éveil des consciences. Que l’Europe cesse de dire qu’elle n’a pas d’espace. Il faut se demander pourquoi les jeunes africains migrent vers l’Europe. C’est parce qu’il y a, au fond, cette richesse que les Européens nous soutirent. Le système de bien-être de l’Europe ne peut pas se maintenir sans l’Afrique. »

 

Et il a terminé ses propos par cette citation d’Albert Einstein : « Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, sinon par ceux qui le regarde sans rien faire ».

 

Le Centre Culturel Aminata, dans le cadre de son projet pour permettre aux jeunes d’avoir une autonomie à travers la communication et la culture, essaye d’éradiquer ce problème lié à la liberté de voyager. Et pour ce faire, l’ONG Hahatay permet à bon nombre de jeunes de pouvoir voyager librement sans contrainte aucune.





Cet article a été produit dans le cadre des activités du projet "Communication et culture pour l'autonomisation des femmes et des jeunes depuis le Centre Culturel Sunu Xarit Aminata à Gandiol, Sénégal"   réalisé par Hahatay, en collaboration avec KCD ONGD et financé par la Mairie de Bilbao.

 

 



Sani, un jeune camerounais qui, comme beaucoup de personnes (Africains), a rallié l’Europe grâce à la nage, nous raconte :

« Aux termes de l’article 13 de la déclaration universelle des droits de l’homme, chacun est libre de circuler et d’aller là où il veut. Entendre par là que tout le monde a le droit de voyager. Mais on se rendra compte que les droits humains n’appartiennent qu’à une partie minoritaire de quelques pays du monde. Si ce sont les Africains qui veulent voyager, c’est toute une difficulté qui s’impose et c’est carrément le contraire pour les Européens.

 

En Afrique, il y a un manque d’une base éducative qui serait prometteuse. Après les études quelles sont les finalités ? Que peut-on vraiment faire ? C’est de là que commencent les tentatives d’émigration.

 

L’Afrique est complètement méconnue de l’Europe et ça s’est fait grâce au système selon lequel l’Afrique ne doit pas être connue. Cependant, c’est à nous de montrer aux Européens la vraie face de l’Afrique. Leur montrer que ce qu’ils pensent de l’Afrique n’est pas la réalité en tant que tel. Leur faire comprendre qu’on n’est pas hanté par cette volonté de vouloir migrer à tout prix. Le but des Africains n’est pas de venir en Europe, au contraire, on a juste besoin qu’on nous facilite cette voie d’intégration. C’est à nous de changer l’image que l’on a vis-à-vis de l’Afrique parce que ce n’est pas ça nos réalités. L’Afrique a juste besoin que l’Europe la laisse en paix.

 

Nous devons d’une façon ou d’une autre participer au bon fonctionnement de la société sans xénophobie. Une société diverse c’est ce qui serait la plus belle à avoir. Chaque fois des millions de jeunes africains périssent en mer en voulant aller chercher, en vain, « des conditions de vie meilleures ». La route des pirogues (la routa de las Cayucos) a ôté la vie à beaucoup de nos enfants.

 

L’Europe a mis en place plusieurs outils pour sécuriser ses frontières, surveiller la mer en permanence. Mais on doit se poser une question qui devrait interpeller le monde entier. Avec tout le contrôle mis en place, comment peut-on expliquer le fait que les gens continuent de mourir en mer ? Si c’était des Européens qui mourraient en mer la réalité allait être différente. Le monde doit beaucoup à l’Afrique. Et on est continuellement torturé psychologiquement.

 

Le nombre de personnes qui ont perdu leur vie est inconnu, sinon on se limite juste à donner des chiffres qui sont loin d’être la réalité. On voit seulement ces chiffres, mais derrière ceux-ci, il y a des vies, des familles, des histoires... On doit dire les choses telles qu’elles sont. On ne doit pas être des vendeurs d’illusions. Le cœur de l’humanité est en train de se transformer en pierre. Il n’y aura jamais de chiffres exacts de morts et parfois on a tendance à oublier ceux qui périssent dans le désert. Il faut qu’on ose dire la vérité parce que l’histoire on la connaît.

 

Il y a des pays africains qui accueillent beaucoup plus de réfugiés que l’Europe. 

Il faut qu’il y ait un éveil des consciences. Que l’Europe cesse de dire qu’elle n’a pas d’espace. Il faut se demander pourquoi les jeunes africains migrent vers l’Europe. C’est parce qu’il y a, au fond, cette richesse que les Européens nous soutirent. Le système de bien-être de l’Europe ne peut pas se maintenir sans l’Afrique. »

 

Et il a terminé ses propos par cette citation d’Albert Einstein : « Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, sinon par ceux qui le regarde sans rien faire ».

 

Le Centre Culturel Aminata, dans le cadre de son projet pour permettre aux jeunes d’avoir une autonomie à travers la communication et la culture, essaye d’éradiquer ce problème lié à la liberté de voyager. Et pour ce faire, l’ONG Hahatay permet à bon nombre de jeunes de pouvoir voyager librement sans contrainte aucune.





Cet article a été produit dans le cadre des activités du projet "Communication et culture pour l'autonomisation des femmes et des jeunes depuis le Centre Culturel Sunu Xarit Aminata à Gandiol, Sénégal"   réalisé par Hahatay, en collaboration avec KCD ONGD et financé par la Mairie de Bilbao.

 

 

DÉCOUVREZ GANDIOL
Venez découvrir la beauté des paysages et les nombreuses charmes de Gandiol, à partager des moments innoubliables avec nos voisins (Dekandoos), enseigner et apprendre d’eux, de découvrir un mode de vie différent à la vie européenne…on va manger avec nos mains, danser au rythme des tambours (sabar), le bégaiement avec la langue (wolof)...



Laissez les enfants rires avec vous et voir leurs sourires sont contagieux ... Venez partager le thé de tita Maguette, les plats de Fatou Tita, les contes de Lamine... Vivez la joie de ne pas avoir à vous soucier de quoi que ce soit, tout ce qui n’est pas vraiment important... se priver de l'ordinateur, du téléphone portable et du calendrier pour se connecter avec la réalité humaine, être en contact avec la vie...

Venez vivre la pleine lune, les coucher de soleil, les pleurs d'ânes et de se réveiller avec l'alarme coqs infaillibles ... Vient marcher pieds nus sur le sable et se remplir les poumons avec la brise fraîche de l'océan Atlantique... Venez Gandiol vous attend!
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